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    Mardi 10 octobre, comme plusieurs habitants de la vallée du Giffre, Martine et moi avons "joué les curieux", en allant assister à la livraison du câble de la future remontée mécanique de Coulouvrier sur son site d'exploitation.


    En clair, nous avons souhaité voir quels moyens étaient employés pour acheminer le gros câble porteur du TSD6 (télésiège débrayable à 6 places) qui permettra d'acheminer 3 000 skieurs par heure entre la combe de Coulouvrier et la Tête des Saix, située 2 754 mètres plus loin et 944 mètres plus haut, ce qui en fera le télésiège au plus fort dénivelé d'Europe.

     

    La création de cette nouvelle remontée mécanique sur le domaine du Grand Massif (communes de Morillon et Samoëns) est liée à la construction du Club Méditerranée à Samoëns 1600 ; 4 pistes ont disparu pour libérer du terrain ou pour rénover le parc proposé, mais 4 pistes seront créées à court terme (2 bleues et 2 rouges).

     

    C'est le constructeur autrichien Doppelmayr, basé à Wolfurt (extrême ouest de l'Autriche), qui a emporté le marché de la construction, et qui fournit le câble sujet de cet article.

    Le transport a été assuré par une société suisse, Wipfli, basée à Flüelen (pas très loin de Lucerne) ; 2 camions et leur remorque, porteuse chacune d'un berceau largement dimensionné où était disposé un grand touret sur lequel était enroulée la moitié du câble, sont arrivés dans la soirée du lundi 9 aux Esserts pour que tout puisse commencer de bonne heure le lendemain.


    Quelques chiffres :
    - la longueur du câble : un peu plus de 5 500 mètres
    - diamètre : 55 mm
    - masse : à raison de 11,9 kg par mètre, cela donne (environ) 65 tonnes
    - l'épissure pour rabouter le câble une fois installé sur les pylônes mesurera 1 mètre par millimètre du diamètre, soit 55 mètres !
    - la gare d'aval (qui assurera la mise en tension du câble porteur) est située à 1 161 mètrtes d'altitude, la gare d'amont (motrice) à 2 105 mètres.

    L'ensemble routier pesait 140 tonnes et faisait 47 mètres de long ; 2 camions ont été requis pour répartir la masse afin de ne pas risquer de problème au passage de ponts ou sur des chaussées un peu fragiles.

     

     

     

     

              1.  le second camion, relié au premier par une barre pour assurer une distance constante ; on voit le câble qui vient
              du premier camion

    Coulouvrier

     

              2.

    Coulouvrier

     

              3.  passage sur le pont du Nant Taffon
              La bobine bleue est plus grosse et moins garnie que la grise : elle recevra la totalité du câble une fois que le convoi
              sera arrivé sur place, pour procéder au déroulement... et pour libérer le deuxième camion  

    Coulouvrier

     

              4.  juste après le passage du pont, un tombereau (chargé de terre pour favoriser l'appui sur les roues) s'attèle au
              convoi pour aider dans la montée du raidillon du début du chemin

    Coulouvrier

     

              5.  c'est presque gagné, il ne reste que quelques mètres de côte !

    Coulouvrier

     

              6.  le convoi est à l'arrêt pour que le tombereau décroche son élingue

    Coulouvrier

     

              7.  les 2 camions, toujours solidarisés par la barre, entament leur dernière partie du trajet qui les a amené
              d'Autriche ; la gare d'aval est située à environ 1 km, au bout de ce chemin aménagé exprès pour le transport des
              équipements dont ce câble

    Coulouvrier

     

     


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    Depuis plusieurs semaines, une opération de déboisage est en cours dans la montagne entre Morillon et Samoëns.

    Le but ? Créer 4 nouvelles pistes de ski et construire une remontée mécanique (TSD6, télésiège débrayable à 6 places) entre la combe de Coulouvrier et le nouveau plateau de la Tête des Saix, ceci dans le cadre de la construction du Club Méditerranée de Samoëns.

    Des pistes ont été supprimées, et une est devenue inutilisable en avril 2016 à la suite d'un glissement de terrain (la "Vélarge" qui reliait les Saix à Vercland).

     

    Après que les équipes de bûcherons aient coupé et ébranché les arbres, les troncs sont emportés deux par deux par un hélicoptère AS 332C1 "Super Puma" construit par la société Aérospatiale, appartenant au groupe français SAF International et loué à la société suisse Heli-TV.


    Après un court vol de 1 à 2 km, les troncs sont déposés sur le parking des résidences de la station des Esserts (Morillon 1100), où sont également stockés des éléments des pylônes de la future remontée mécanique.

     

    Chaque rotation prend entre 2 et 3 minutes, le "ballet" est bien réglé : dès que les troncs sont décrochés, un opérateur récupère l'élingue qui les relie, un engin mécanique soulève un tronc et le positionne pour qu'il soit tronçonné à la bonne longueur (celle de la remorque du camion qui l'emportera) puis l'engin range le tronc sur la pile.

    Juste le temps pour cet engin porteur et pour les opérateurs de s'éloigner, l'hélicoptère apparaît avec une nouvelle charge.

    Nous avons pu aussi assister à une opération de ravitaillement en carburant (photo n°5), qui a pris environ 5 minutes avant que l'appareil s'envole pour une nouvelle rotation.

    Cet appareil comsomme 620 litres par heure pour une vitesse de croisière de 250 km/h.

     

     

     

              1.

    débardage

     

                                                          2.  dépose de la charge sur la pile déjà constituée ; le personnel au sol
                                                         s'est éloigné

                             débardage

     

                                 3.

    débardage                         

     

              4.  le tronc a été positionné contre une butée, il est coupé à la bonne longueur

    débardage

     

              5.  le Super Puma fait le plein, 2 fûts de 220 litres sont sur son côté tribord

    débardage

     

              6.  redécollage pour d'autres rotations

    débardage

     

     

              Je serai absent quelques jours... Je vous souhaite une bonne semaine.

     

     


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    Je suis "en panne" de photos...

    Un peu coincé à la maison pour des raisons variées, je n'arpente pas la montagne à grands pas pour immortaliser les paysages de saison...
    Je verrai ça plus tard !

     

    Je vous propose donc une page de saison, mais 10 ans en arrière : mon premier automne en vallée du Giffre, 1 mois après avoir cessé mon activité professionnelle ; je découvrais la montagne soit avec Martine, soit seul, car elle travaillait encore (la jeunette !).

     

    Voici quelques paysages photographiés en octobre 2006, des images que vous n'avez probablement jamais vues :

     

     

     

              1.  la croix du Marcelly : ma première grimpée là-haut avec Martine

    Un autre automne...

     

              2.  le Marcelly vu de la vallée (Juteninges)

    Un autre automne...

     

              3.  près du refuge de la Vogealle : le lac se trouve un peu au-dessus, derrière le bloc un peu sombre au centre de
              la photo

    Un autre automne...

     

              4.  le lac de la Vogealle ; il n'est pas étanche, alors on trouve ce paysage un peu "désolé" lorsqu'on y va l'automne

    Un autre automne...

     

              5.  la pointe de Salles et la pointe de Chardonnière (Rochers des Fiz)

    Un autre automne...

     

     

     


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